de James Akré4è de couverture :
Dans ce plaidoyer optimiste pour une culture de l’allaitement maternel, James Akré nous livre le point de vue original du sociologue sur ce comportement humain, à la fois biologiquement déterminé et socialement codifié, et les raisons de la désaffection de notre époque moderne pour ce geste ancestral d’amour envers nos enfants.
De cette réflexion abondamment documentée, il conclut que : . ce ne sont pas les mères qui allaitent ou pas, en définitive ; . le slogan "le sein c’est plus sain" est tout à fait dépassé ; . le principal obstacle à des allaitements plus nombreux et plus longs est l’ignorance à l’échelle de toute une société ; . les professionnels de santé, trop frileux pour admettre les risques du non-allaitement, n’ont plus aucune excuse pour ne pas soutenir systématiquement et en première intention l’allaitement maternel ; . il faut remettre le lait industriel à sa juste place, à savoir celle d’un système de nutrition à n’utiliser qu’en cas d’urgence ; nous pouvons renverser la tendance dans le temps relativement court d’une seule génération si nous agissons adéquatement.
A tous ceux qui veulent œuvrer pour cette révolution culturelle, ce livre propose de nombreuses idées pratiques pour agir aux niveaux individuel, social et politique en faveur du retour à ce que Dame Nature a testé et approuvé depuis plus de 200 000 ans, l’allaitement des petits humains.
Présentation de l’éditeur :
Malgré ce que pourrait suggérer le titre, James Akré n’a aucun problème avec l’allaitement, bien au contraire !
Il se définit lui-même comme un membre du "Collectif international de soutien à l’allaitement maternel" et appelle à la mobilisation quiconque reconnaît le droit des enfants à être allaités.
L’auteur envisage l’allaitement davantage comme un enjeu social que comme une question de choix personnel. Car ce ne sont pas seulement les mères qui allaitent ou pas. Si on se place du point de vue des sociétés, on peut dire qu’il existe des cultures d’allaitement et des cultures de non-allaitement.
En effet, les normes culturelles d’une société donnée déterminent les comportements et les choix des mères. Il est naturel d’adopter les comportements culturellement valorisés de la société à laquelle on appartient. Ainsi, bien qu’il soit intellectuellement admis que "le sein, c’est plus sain", le lait industriel est toujours considéré comme une solution alternative saine et sans dangers.
James Akré ne craint pas d’affirmer que cette croyance est erronée : ce n’est pas tant l’allaitement qui est meilleur pour la santé que le lait industriel, donc le non-allaitement, qui est nocif.
Il est urgent que nous retournions à la norme biologique des mammifères que nous sommes, en ce qui concerne l’alimentation des petits de notre espèce, si nous souhaitons donner à nos enfants les moyens d’accéder à une santé optimale.
Ce texte optimiste nous montre que la révolution culturelle est possible en un temps relativement court et offre de nombreuses idées pratiques pour agir aux niveaux individuel, social et politique.
En réalité, la révolution est déjà en marche !
Traduit de l’anglais par Violaine Bideaux-Petit
Editions du Hêtre, 2009